PRO HELVETIA • Fondation suisse pour la culture
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STRUCTURE DES PANNEAUX

Chaque panneau comporte une chronologie qui situe la journée sur lequel il est centré.

Le titre, une très courte citation de Rousseau, une image centrale et une image de fond offrent un premier niveau de lecture indiquant nettement le thème associé à chaque jour.

Ce thème est enrichi par d’autres documents, images et légendes.

Un extrait d’une étude moderne éclaire un aspect singulier de Rousseau.

Une frise d’images, extraites de vidéos originales, rattache l’oeuvre à notre monde contemporain. Elle est soulignée par un fragment de phrase qui se prolonge de panneau en panneau.


LES 24 PANNEAUX

1. Les jours de J.-J. R. 1712-1778
Exposition numérisée en 24 panneaux, Pro Helvetia, 2000.
Rédaction et réalisation: Liliane Terrier, Jean-Louis Boissier, Université Paris 8
Conception graphique: Laurent Bonnet
Iconographie Isabelle Papaloïzos, Centre pour l'image contemporaine, sgg, Genève
Coordination et production: Centre pour l’image contemporaine, sgg, Genève
Production: Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.

2. Introduction
Chaque panneau de l’exposition est centré sur une journée de la vie de Rousseau, mise en coïncidence avec un moment de son œuvre. L’exposition présente donc de façon fragmentaire l’itinéraire, la vie, la pensée et l’œuvre de Rousseau.

3. Une voix fort douce 1712-1721
L’enfance genevoise : La mère de Jean-Jacques meurt à sa naissance. Sa tante Suzon la remplace. Elle lui donne le goût pour la musique. Son père lui donne le goût des romans.

4. La punition des enfants 1722-1724
L’expérience de l’injustice : Le pasteur Lambercier, précepteur de Jean-Jacques à Bossey, l’accuse d’un larcin qu’il n’a pas commis; ce sera la source de son inextinguible goût pour la justice.

5. Les portes de Genève 1726-1728
Les premières années d’errance : Jean-Jacques quitte Genève, abandonnant famille et apprentissage de graveur.
À Annecy, il rencontre Mme de Warens qui devient sa protectrice.

6. Le ruban volé 1728-1729
L’indéfectible honte : C’est Jean-Jacques, à son tour, laquais chez Mme de Vercellis à Turin, qui accuse Marion, la jeune cuisinière dont il est amoureux, d’un vol que lui-même a commis. Il éprouve ses premiers émois amoureux auprès de Mme Basile, et de Mlle de Breil.

7. L'idylle des cerises 1729-1730
Deux charmantes filles : Le pique-nique de Thônes, près d’Annecy, avec Mlle Graffenried et Mlle Galley, est ce moment inoubliable où Jean-Jacques éprouve la volupté d’amours innocentes.

8. De Paris, à pied 1731
Le voyage à pied : De Neuchâtel, où il est devenu maître de musique, Jean-Jacques gagne Paris, qu’il quitte bientôt pour retrouver Mme de Warens à Chambéry. En route il est hébergé chez un paysan et prend conscience de la misère rurale dans la France monarchique.

9. Voilà de la pervenche! 1732-1737
Jean-Jacques et Mme de Warens aux Charmettes : la campagne chambérienne est le lieu où Jean-Jacques fait la découverte de la beauté de la nature, de l’étude, en autodidacte, des lettres, des sciences, de la musique, et où il fait l’apprentissage de l’amour auprès de Mme de Warens.

10. Par le Pont du Gard 1737-1743
La conscience de soi-même : En route pour Montpellier, la visite de ce monument de la grandeur romaine est pour Jean-Jacques comme la promesse d’un avenir heureux à construire.

11. ...studia la matematica! 1743-1744
Rousseau est secrétaire à l’ambassade de France à Venise : Mais il se révèle inapte au jeu de l’amour vénal. Zulietta, une jeune et belle courtisane se moque de lui et le renvoie à ses études.

12. L'illumination de Vincennes 1744-1751
À 40 ans, Rousseau devient écrivain par conviction morale : Porté par le milieu intellectuel et mondain parisien, il rédige son “Discours sur les sciences et les arts”. Il y conteste paradoxalement le rôle émancipateur de la culture et en révèle le poids idéologique.

13. Le Devin du village 1751-1753
Rousseau, auteur d’opéra : Composé dans l’esprit de la musique italienne, “le Devin du village” opère le retour au rêve originaire d’une harmonie des coeurs et des consciences, porté littéralement par le chant. Louis XV et Marie-Antoinette en sont les premiers spectateurs à Fontainebleau.

14. Les rives du lac 1754
Rousseau séjourne à Genève, aux Eaux-vives : L’excursion en bateau autour du lac Léman avec des amis, devient une visite de repérage des lieux de son futur roman “La Nouvelle Héloïse”. La magnificence des paysages se révélera propice à la création de cette utopie romanesque de micro-société située à Clarens et qui gravite autour du personnage de Julie d’Étanges.

15. Mon ours voilà votre asile! 1755-1756
Rousseau quitte Paris pour la banlieue aristocratique de Montmorency : À l’Ermitage, propriété de Mme d’Épinay, il fait la liste des livres qu’il veut écrire et qui deviendront “Le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes”, le “Discours sur l’origine des langues”, l’“Émile” et “Du contrat social”.

16. L'acacia en fleurs 1757-1758
Rousseau écrivain et amoureux : Est-ce son désir de vivre avec les “êtres selon son cœur” Claire et de Julie, personnages de son roman “La Nouvelle Héloïse” qui provoque son sentiment bref et intense pour Mme d’Houdetot, jeune aristocrate résidant à Eaubonne, ou l’inverse? La fiction romanesque et la réalité entrent en concurrence.

17. L'île enchantée 1759-1762
Rousseau réside au Petit-Château du Duc de Luxembourg : Isolé dans le parc à l’anglaise du Chateau de Montmorency, il accomplit son rêve d’écrivain dans la plénitude de son talent. Il achève l’“Émile” et “Du Contrat social”.

18. Le lacet 1762-1765
Rousseau, écrivain déclaré subversif en France s’enfuit en Suisse : Dans le village de Môtiers dans le Val-de-Travers, il se met à tisser des lacets de corsage qu’il offre aux jeunes mères qui allaitent leur enfant, premier maillon réaliste de l’utopie éducative développée dans l”Émile”. Ce livre qui lui a valu son exil, il le défend aussi par ses écrits auprès de ses détracteurs.


19. L'île-monde 1765
L’Île de Saint-Pierre : De nouveau en exil, sur l’île du Lac de Bienne, Rousseau s’adonne pendant six semaines aux joies de la nature que sont pour lui l’herborisation, la cueillette des pommes, les vendanges, l’installation d’une colonie de lapins. Il veut cesser d’écrire, puis chassé de ce territoire de Berne, il doit repartir encore vers Strasbourg, puis rejoint Londres avec Hume.

20. Ce terrible portrait 1766-1767
L’image d’un méchant ou d’un fou : En Angleterre, il séjourne près de Londres, le temps de poser pour ce portrait qu’il désavouera dans ses “Dialogues”. Installé ensuite à Wootton, il se consacre à l’écriture de son autobiographie, à l’herborisation et aux rencontres avec des admirateurs de son œuvre.

21. Le billet circulaire 1768-1776
Le sentiment d’être incompris et persécuté : Rousseau s’en explique et met en scène la défense de sa vie et son œuvre dans les “Dialogues”, et en vient même à distribuer son célèbre billet-tract aux passants dans les rues de Paris.

22. Le chien danois 1776-1777
Les “Rêveries du promeneur solitaire” : la clé de l’écriture de ces ultimes textes littéraires consacrés à lui-même pour lui-même, pourrait se trouver dans son accident de Charonne, provoqué par un chien. Il s’évanouit puis revient littéralement à lui, rien qu’à lui.

23. La maison du philosophe 1778
La dernière retraite : Rousseau, invité au chateau d’Ermenonville chez le Marquis de Girardin, un de ses admirateurs fervents, herborise encore et meurt très vite.

24. Remerciements
Remerciements à Monsieur Charles Wirz, Conservateur de l'Institut et Musée Voltaire, Secrétaire de la Société Jean-Jacques Rousseau, Genève.